Le varroa destructor (varroa jacobsoni) est un acarien parasite de l’abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes. D’origine asiatique, il a été découvert en France en 1982. C’est un vecteur de la plupart des virus de l’abeille. Ayant colonisé quasiment toutes les zones où Apis mellifera est présente, le varroa est un problème mondial et provoque des pertes économiques importantes
en apiculture. Ce parasite est une des causes de la diminution du nombre d’abeilles.

Le varroa ressemble à un petit crabe aplati. C’est la femelle que l’on observe le plus régulièrement.  La femelle varroa se nourrit par piqûre de l’hémolymphe des abeilles. Une abeille peut héberger plusieurs varroas et finit par périr. Au niveau du couvain cette acariose génère des malformations. La durée de vie du parasite est adaptée au cycle de vie de l’abeille. En été, la femelle varroa vit entre un et deux mois. En hiver entre six et huit. Le mâle varroa meurt après l’accouplement.

Aucune lutte efficace contre ce parasite ne peut se construire sans un comptage précis soit par chute naturelle soit après traitement.Cette méthode permet d’estimer le niveau de l’infestation sans avoir à ouvrir la ruche. On place un lange graissé (graisse type margarine pour « coller » les varroas encore en vie) sous un plancher grillagé pour recueillir les varroas qui tombent par mort naturelle ou accidentelle. On le laisse en place au moins une semaine car le nombre de varroa qui chutent varie beaucoup par jour. Il faudrait dans l’idéal faire une moyenne sur 3 semaines de suivi, afin de couvrir la totalité d’un cycle de couvain.

Les varroas piégés sont ensuite dénombrés et le taux de Chutes Naturelles quotidiennes (CN) est calculé :
CN = nombre de varroas collectés/nombre de jours où le lange était présent.
On s’accorde à dire qu’un CN de 20 à 30 varroas/jour correspond à une valeur limite à ne pas dépasser. Il est donc nécessaire d’équiper, dans chaque site, quelques ruches d’un plateau grillagé muni d’un tiroir et d’un support de comptage. En-dessous de 5 varroas/jour, un seul traitement à la gaulthérie peut être suffisant. Sinon il faudra compléter le protocole de confusion olfactive par un traitement (acide formique ou autre).

Dans son cycle de reproduction, la femelle varroa se loge dans une cellule occupée par une larve d’abeille juste avant son operculation. De préférence elle choisit les cellules de couvain d’abeilles mâles qu’elle distingue à l’odeur. Cette femelle pond de deux à huit œufs. Le varroa se guide surtout par olfaction et se repère grâce aux odeurs émises par la larve (acide palmitique et dérivés) pour pénétrer dans la cellule au cours des deux jours précédant l’operculation.

La diffusion d’huiles essentielles de Gaultheria procumbens, B06AM1 ou B06AM3 (prêt-à-l ’emploi) va opérer une confusion olfactive forte qui va gêner le varroa dans le repérage des stades larvaires à parasiter. Le varroa ne pourra donc plus pénétrer dans la cellule avant operculation et ainsi l’infestation sera grandement limitée. Cette méthode qui empêche l’augmentation de la population des parasites doit accompagner les périodes de fort développement de la colonie (préparation aux miellées de printemps ou stimulation de la ponte pour la construction de la grappe hivernale).

                                

B06AM1: produit d'hygiène apicole à base de gaulthérie. Appliquer le produit sur des plaquettes de bois neutres (cagette non traitées par exemple) et placer une plaquette sur le haut des cadres de part et d'autre du couvain et le laisser de 3 semaines à 1 mois.
Ne jamais laisser les plaquettes imprégnées avec une hausse, et veiller à la bonne aération de la ruche.

   

B06AM3: Plaquettes de peuplier imprégnées de gaulthérie pour le confort du couvain. Placer une plaquette sur le haut des cadres de part et d'autre du couvain et le laisser de 3 semaines à 1 mois.
Ne jamais laisser les plaquettes imprégnées avec une hausse, et veiller à la bonne aération de la ruche.